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di Alberto Arecchi
SIRENES
Symboles du féminin dant l'art du Moyen-Age


Les sirènes bifides (à deux queues) sont des symboles du féminin. On les voit sur les portails et les chapiteaux de diverses églises, jusqu'à devenir une espèce de griffe, de signe d'identification de la sculpture romane, à Pavie, à Come et ailleurs, par toute l'Europe.



Au-de-là de la double nature femme - poisson, la double queue contribue à en souligner l'ambiguité et à les apparenter au signe astrologique des Poissons. Elles sont un symbole de fertilité et d'éternelle génération, mais leur forme les rend semblables à la lettre "oméga" de l'alphabet grec (la dernière lettre, qui peut représenter la fin de toutes les choses): une ultérieure ambiguité, le principe et la fin repris dans le meme signe.
Les sirénes représentées sur les églises rappellent aussi les Shelah-na-Gig, posées sur la porte d'entrée d'anciennes églises irlandaises (leur nom populaire signifie: "Julie la prostituée").
C'étaient des petites figures féminines dépourvues de queues, les jambes ouvertes et leur sexe exposé en évidence, qui devaient protéger par le mauvais-oeil et par les forces malignes.
Dans la tradition médiévale, la sirène est identifiée avec Mélusine, une princesse qui était normale pendant toute la semaine, mais se transformait en sirène seulement le samedi. Alors, avec sa queue de poisson, elle ne pouvait pas se montrer à son époux. Jusqu'à ce que, éprise par son amour, elle ne se laissa convaincre à passer avec son mari une de ses "nuits interdites" et lui, poussé pas sa curiosité, il découvrit le secret des queues. Depuis lors Mélusine fut condamnée à revenir à toujours dans son premier élément, l'eau.
Le grand médecin-alchimiste Paracelse, aux début du seizième siècle, affirmait que les Mélusines sont des femmes-serpents qui demeurent dans le sang, pouvant ainsi retrouver à l'intérieur du corps humain un milieu liquide semblable à celui de la mer, d'où elles proviennent.
Elles représentent, dans l'Alchimie, l'Ame du Mercure. Pour les Alchimistes, la sirène aux deux queues est une divinité née dans la mer profonde, et de son sein jaillissent du lait et du sang, qui par la cuisson se transformeront en argent et or. Dans les mythes de toute partie du monde elles apparaissent comme des femmes charmeuses, douées de queues de poisson ou de serpent, qui sortent des eaux pour séduire leurs amants.
Les poissons et les serpents, animaux à sang froid, aux écailles glissantes, apparaissent dans les traditions comme symboles de la séduction, bien différente de l'amour véritable.
La sirène représente le risque et l'aventure, une des composantes - pour l'homme - de la rencontre avec la femme, quand il tombe amoureux. Nous nous rappellons des sirènes d'Ulysse, dans l'Odyssée, mais aussi de Mamy Wata (la Dame de l'eau) qu'on rencontre dans diverses traditions africaines, le long des fleuves (et surtout sur le long cours du Niger). La Dame de l'eau aboutit sous le nom de Yemanjà au Brésil, où elle se confond avec le culte de la Madonne.
La tradition de Pavie a sa propre "Dame de l'eau": voir la légende liée à la Madonne de l'Etoile, vénérée dans le quartier Borgo Ticino.


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